Pain Blanc Amish

pain blanc Amish

Le quotidien en cuisine ressemble souvent à une course effrénée où le temps manque, transformant la préparation des repas en une tâche répétitive plutôt qu’en un moment de plaisir. Nous avons tous connu ce sentiment d’hésitation face au placard, cherchant désespérément une solution qui soit à la fois nourrissante, réconfortante et capable de réunir toute la famille autour de la table. La réponse à cette quête ne se trouve pas dans les plats préparés industriels, mais dans la simplicité ancestrale d’un savoir-faire artisanal remis au goût du jour.

Le pain blanc Amish incarne cette philosophie de la cuisine de maison, où quelques gestes précis et des ingrédients de qualité transforment des éléments humbles en une pièce maîtresse culinaire. Ce pain, à la mie d’une douceur cotonneuse et à la croûte délicatement dorée, s’impose comme une évidence pour accompagner vos repas, de l’aurore jusqu’au soir. Il s’agit d’une redécouverte, celle du plaisir de pétrir la pâte, de sentir les effluves de la fermentation et de servir un produit dont chaque tranche raconte une histoire de partage.

Dans cet article, nous allons explorer en profondeur la magie de cette recette, en intégrant des conseils d’experts pour sublimer votre pratique boulangère. Que vous soyez un néophyte cherchant à maîtriser les bases ou un cuisinier aguerri désireux de perfectionner sa technique, ce guide vous apportera les clés nécessaires pour intégrer ce délice dans votre routine. Préparez-vous à transformer votre cuisine en une véritable boulangerie artisanale, où la qualité gastronomique devient la norme de votre quotidien.

pain blanc Amish

L’Histoire et la Tradition de pain blanc Amish

La tradition du pain blanc Amish trouve ses racines dans les communautés rurales nord-américaines du XVIIIe siècle, où l’autosuffisance était une nécessité vitale. Ces familles, vivant en marge de l’industrialisation, ont préservé des méthodes de panification rudimentaires mais d’une efficacité redoutable, utilisant des levures naturelles et des produits laitiers locaux pour structurer leurs pains. La culture Amish valorise le travail manuel et le partage, faisant du pain bien plus qu’une simple denrée alimentaire : c’est un symbole de fraternité.

Au fil des décennies, cette recette a traversé les frontières pour s’implanifier durablement dans le paysage culinaire mondial. En France, pays du pain par excellence, elle a été adoptée pour sa texture particulière, bien différente de celle de la baguette traditionnelle. Alors que notre pain national mise sur une croûte croustillante et une mie alvéolée, le pain Amish offre une structure plus dense, souple et généreuse, parfaite pour accompagner les mets onctueux ou constituer une base solide pour des tartines gourmandes.

Intégrer le pain Amish dans la gastronomie moderne, c’est aussi faire le choix de revenir vers une alimentation consciente et de valoriser des produits du terroir. Aujourd’hui, il s’inscrit parfaitement dans la tendance du retour aux sources et du fait-maison. Il permet aux foyers de contrôler chaque élément entrant dans la composition de leur miche, privilégiant ainsi des matières premières de haute qualité plutôt que des additifs industriels souvent présents dans le pain de grande distribution.

La transmission de cette recette au sein des familles est un acte culturel fort, presque un rituel de passage. En apprenant à maîtriser le temps de repos et le pétrissage, le cuisinier contemporain se reconnecte aux cycles naturels. Ce n’est pas simplement une question de nutrition, c’est une manière de célébrer l’origine durable des aliments que nous consommons, en favorisant le blé issu de filières responsables et le lait provenant de petites exploitations locales.

Pourquoi vous allez adorer ce pain blanc Amish

  • Une texture unique : Sa mie incroyablement moelleuse et élastique en fait un pain idéal pour toutes les utilisations, même pour ceux qui trouvent la croûte de la baguette parfois trop dure pour les gencives sensibles.
  • Facilité d’exécution : Contrairement aux pains au levain complexe nécessitant plusieurs jours, cette recette propose une préparation rapide qui permet d’obtenir un résultat professionnel en un temps record, sans sacrifier le goût.
  • Un allié du dîner familial : Sa polyvalence lui permet de s’adapter à toutes les situations, que ce soit pour éponger une sauce onctueuse ou pour servir de support à des préparations gourmandes lors d’un repas partagé.
  • Une alternative saine : En choisissant des ingrédients bio de qualité, vous obtenez une base alimentaire exempte de conservateurs, contrairement aux pains industriels qui regorgent d’adjuvants inutiles.
  • Adaptabilité totale : La recette peut être ajustée pour répondre à des besoins diététiques spécifiques, permettant de créer une alternative saine sans jamais compromettre le plaisir gustatif ni la structure alvéolée.
  • Un rapport coût-plaisir imbattable : Le coût des matières premières reste minime, permettant à chaque foyer de déguster une qualité gastronomique à prix réduit tout en évitant le gaspillage alimentaire.
  • Conservation optimale : Grâce à sa composition, ce pain garde son humidité naturelle plus longtemps que les miches traditionnelles, évitant le dessèchement prématuré après quelques heures sur le comptoir.

Le Secret d’une Texture et de Saveurs Parfaites

Le secret de la réussite du pain blanc Amish réside dans la synergie entre les matières grasses et le sucre, qui viennent enrichir la pâte et la rendre particulièrement malléable. L’ajout d’une quantité contrôlée de matière grasse, qu’il s’agisse de beurre de baratte ou d’huile pressée à froid, vient gainer les protéines du gluten, empêchant le développement d’une structure trop rigide. Cela confère à la mie ce toucher soyeux et cette souplesse typique que l’on recherche dans les pains de mie de haute qualité.

La fermentation joue également un rôle crucial dans le développement aromatique de ce pain. En permettant un temps de repos suffisant dans un environnement tempéré, nous favorisons le travail des enzymes qui transforment les glucides complexes en sucres simples et en composés volatils. Cette science culinaire transforme des ingrédients basiques en une palette de saveurs subtiles, légèrement lactées, qui enchantent les papilles dès la première bouchée.

L’hydratation de la pâte est le troisième pilier de ce succès technique. En utilisant un ratio précis de lait, souvent tiédi, on apporte une richesse minérale et une texture finale qui ne peut être égalée par l’eau seule. Le lactose, en réagissant à la chaleur lors de la cuisson, participe activement à la réaction de Maillard, offrant à la croûte cette teinte dorée uniforme qui est l’indice visuel d’une cuisson parfaitement maîtrisée.

Enfin, la maîtrise de la température ambiante durant la pousse est le facteur différenciant entre un pain acceptable et un chef-d’œuvre. Un environnement trop froid ralentirait excessivement la levée, tandis qu’une chaleur trop vive pourrait affaiblir la structure alvéolée. En respectant ces équilibres biologiques, le boulanger amateur devient un véritable chef d’orchestre, harmonisant le vivant avec la précision technique pour un résultat final d’une finesse incomparable.

Les Meilleurs Ingrédients pour un Résultat Gastronomique

Pour atteindre une qualité gastronomique, il est primordial de sélectionner des ingrédients bio dont la traçabilité est exemplaire. La farine, colonne vertébrale du pain, doit être choisie avec soin : privilégiez une farine de force de type T55 ou T65, moulue sur meule de pierre, qui conserve l’intégralité du germe de blé. Cette richesse naturelle influence directement la ténacité du réseau glutineux et la profondeur du goût final.

Le choix du lait est tout aussi déterminant pour obtenir la texture si caractéristique de cette recette. Optez pour un lait entier, riche en matières grasses, si possible cru ou micro-filtré pour garantir la préservation des protéines lactiques. Ces éléments sont essentiels pour obtenir cette mie filante qui fond littéralement en bouche, apportant une rondeur qui manque cruellement aux pains réalisés avec de l’eau simple.

Ne négligez pas le sel, cet exhausteur de goût discret mais impérieux. Le sel de mer gris, récolté manuellement, contient des oligo-éléments qui enrichissent la saveur globale sans apporter cette amertume métallique propre aux sels raffinés trop industriels. C’est dans ces détails, ces produits du terroir sélectionnés sur le marché ou auprès de producteurs locaux, que la différence entre une simple miche de pain et une réalisation digne des meilleurs artisans boulangers se fait ressentir.

Enfin, le sucre, souvent décrié, joue un rôle vital ici non seulement pour le goût, mais aussi comme substrat pour la levure. Utilisez un sucre de canne non raffiné ou un miel local pour apporter des nuances caramélisées complexes. La subtile interaction entre la douceur sucrée et le sel crée une harmonie gustative qui fait de ce pain un produit d’exception, capable de se suffire à lui-même lors de vos petits-déjeuners les plus raffinés.

Alternatives d’Ingrédients et Adaptations Diététiques

Pour ceux qui recherchent une alternative saine tout en respectant leurs contraintes nutritionnelles, le pain blanc Amish est étonnamment modulable. Si vous souhaitez réduire l’apport calorique, remplacez une partie de la farine blanche par de la farine d’épeautre ou de seigle complet, ce qui augmentera la teneur en fibres et réduira l’index glycémique. Cela ne changera que légèrement la densité de la mie, apportant une note rustique des plus agréables.

Les personnes suivant un régime sans gluten peuvent également se réjouir en utilisant des mélanges de farines sans gluten certifiés, enrichis en gomme de guar ou de xanthane pour pallier l’absence de réseau glutineux. Bien que la texture soit différente, l’ajout de lait végétal (amande ou avoine) permettra de conserver ce côté onctueux propre à la version traditionnelle. Il faudra cependant adapter le temps de pétrissage, ces farines étant moins exigeantes en termes de développement de structure.

Pour une version faible en calories ou Low-Carb, il est possible de substituer le sucre raffiné par des alternatives naturelles comme l’érythritol ou le xylitol en quantités modérées, tout en remplaçant la farine par de la farine d’amande ou de coco mélangée à du psyllium. Ce type d’adaptation permet de conserver le plaisir du pain frais sans les effets secondaires liés à une consommation élevée de glucides simples, faisant de ce mets un allié de votre équilibre quotidien.

Si vous êtes confronté à une rupture de stock d’un ingrédient spécifique, n’ayez crainte : l’improvisation est l’âme de la cuisine maison. Manque de lait ? Un yaourt nature dilué dans un peu d’eau fera parfaitement l’affaire, apportant même une pointe d’acidité lactique qui rehaussera les saveurs. Manque de levure fraîche ? La levure sèche active de boulanger est une excellente solution de secours, à condition de bien respecter le temps de réactivation dans le liquide tiède avant l’incorporation.

Enfin, n’hésitez pas à expérimenter en intégrant des graines ou des herbes séchées directement dans la pâte lors du pétrissage. Des graines de lin, de courge ou même un peu de romarin ciselé peuvent transformer radicalement l’expérience gustative, ouvrant la voie à des créations personnalisées qui marqueront les esprits. L’essentiel reste de toujours privilégier la fraîcheur et, dans la mesure du possible, l’origine durable de chaque composant ajouté.

Accompagnements Parfaits & Accords Mets-Vins

  • Le Grand Classique : Servez une tranche généreusement beurrée, légèrement toastée, avec une confiture de fruits rouges artisanale pour sublimer le côté légèrement sucré de la mie.
  • L’Équilibre Salé : Accompagnez-le d’une sélection de fromages à pâte pressée, comme un Comté affiné 24 mois ou un Beaufort d’alpage, pour un accord contrasté entre la douceur du pain et la puissance du fromage.
  • La Fraîcheur Végétale : Pour un dîner familial léger, accompagnez-le d’une salade de crudités de saison assaisonnée d’une vinaigrette aux herbes fraîches et d’un filet d’huile d’olive de Provence.
  • L’Accord Vin : Privilégiez un vin blanc sec et minéral, comme un Riesling d’Alsace ou un Chablis, qui saura mettre en valeur la mie délicate sans saturer le palais, créant une harmonie parfaite.
  • L’Option Rustique : Servez-le en accompagnement d’un velouté de légumes racines ou d’une soupe à l’oignon gratinée, où la texture du pain pourra absorber les saveurs intenses du bouillon.
  • Le Petit-Déjeuner de Roi : Proposez des tranches épaisses avec un œuf poché et quelques copeaux de truffe ou d’ail des ours, pour un repas simple mais d’une élégance absolue.

Conservation, Congélation et Réchauffage Idéal

  • Conservation : Placez votre pain dans un sac en coton ou une boîte à pain en bois pour lui permettre de respirer tout en évitant le dessèchement excessif de la croûte, idéalement à température ambiante pendant 48 heures.
  • Réfrigérateur : Évitez à tout prix le réfrigérateur, car l’humidité y est souvent mal régulée, ce qui entraînerait une cristallisation de l’amidon et un durcissement rapide de la mie, altérant sa texture souple.
  • Congélateur : Pour une conservation longue durée, tranchez le pain dès qu’il est froid, placez-le dans un sac de congélation hermétique en retirant un maximum d’air pour éviter les brûlures de givre.
  • Réchauffage : Pour retrouver tout le moelleux du premier jour, placez une tranche congelée directement dans un grille-pain à intensité moyenne, ou passez le pain entier quelques minutes au four à 150 degrés après l’avoir légèrement humidifié.
  • Astuce Chef : Si le pain semble un peu rassis, utilisez-le pour réaliser un pain perdu gourmand en l’imbibant d’un appareil à base d’œuf, de lait bio et d’une pointe de cannelle, une solution parfaite pour éviter le gaspillage.

Valeurs Nutritionnelles et Temps de Préparation

Valeurs nutritionnelles approximatives pour 100g :
Calories : 260 kcal
Protéines : 8g
Lipides : 4g
Glucides : 48g

Temps de préparation 20 minutes
Temps de repos (levée) 90 minutes
Temps de cuisson 30 minutes
Temps total 140 minutes
Niveau de difficulté Facile
Portions 10 personnes

Ingrédients

pain blanc Amish

Pour les ingrédients principaux

  • 500g de farine de blé T55 ou T65 de haute qualité (bio de préférence).
  • 300ml de lait entier tiédi (environ 35 degrés).
  • 50g de beurre doux de baratte à température ambiante.
  • 40g de sucre de canne non raffiné ou de miel local.
  • 1 sachet de levure boulangère sèche active (7g).
  • 1 cuillère à café de sel marin gris.

Pour la finition

  • Un peu de lait ou un jaune d’œuf battu pour la dorure.
  • Quelques graines de pavot ou de sésame pour le décor (optionnel).

Guide Étape par Étape vers la Perfection

Étape 1 : Préparation du levain

Commencez par délayer la levure dans le lait tiédi en y ajoutant une pincée du sucre prévu dans la recette. Laissez reposer ce mélange environ dix minutes jusqu’à l’apparition d’une légère mousse en surface, signe que les levures sont actives et prêtes à travailler.

Cette étape est cruciale car elle permet de s’assurer de la viabilité des ferments avant de les incorporer à la farine. L’odeur doit être douce et légèrement sucrée, évoquant la fermentation naturelle et la fraîcheur du lait de qualité que vous avez sélectionné.

Si aucune mousse ne se forme, il est préférable de recommencer avec une levure fraîche, car c’est cet élément qui déterminera la levée optimale et la structure aérée de votre mie.

Étape 2 : Mélange des ingrédients

Dans un grand cul-de-poule, versez la farine tamisée et formez un puits au centre pour y déposer le mélange de levure. Ajoutez le sucre, le sel sur les bords pour éviter le contact direct avec la levure, et le beurre mou coupé en petits dés.

Mélangez doucement avec une spatule en bois ou à la main en intégrant progressivement la farine vers le centre. La texture initiale sera collante et désordonnée, mais c’est tout à fait normal à ce stade préliminaire de l’assemblage.

Continuez jusqu’à ce qu’une boule homogène se forme, où tous les ingrédients sont parfaitement amalgamés sans trace de farine sèche sur les parois du récipient.

Étape 3 : Le pétrissage manuel

Renversez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et commencez le pétrissage vigoureux pendant environ dix minutes. Il s’agit de replier la pâte sur elle-même et de l’étirer avec la paume de la main pour développer le réseau glutineux.

Vous sentirez la texture changer progressivement sous vos doigts : la pâte deviendra de moins en moins collante et de plus en plus élastique. C’est un exercice physique qui demande de la patience, mais qui est essentiel pour obtenir une mie qui ne soit pas compacte.

L’aspect visuel doit évoluer vers une surface lisse et satinée, signe que le gluten est correctement structuré pour emprisonner les bulles de gaz lors de la fermentation.

Étape 4 : Première levée

Placez la boule de pâte dans un bol propre, couvrez-la d’un linge humide et placez-la dans un endroit tiède à l’abri des courants d’air. Laissez lever pendant environ une heure, ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.

Pendant ce temps, la magie opère à l’intérieur de la pâte : les levures se nourrissent des sucres et produisent le dioxyde de carbone nécessaire au gonflement. Vous observerez une transformation totale, la pâte devenant légère et presque aérienne.

Veillez à ne pas laisser la pâte lever trop longtemps, car elle pourrait s’affaisser, ce qui donnerait un goût trop levuré au pain final, nuisant à la subtilité des saveurs recherchées.

Étape 5 : Dégazage et façonnage

Une fois la première levée terminée, appuyez doucement sur la pâte avec le poing pour chasser l’excès de gaz carbonique. Sortez la pâte sur le plan de travail et formez une miche régulière, lisse et tendue en rabattant les bords vers le centre.

Cette étape est délicate car elle consiste à créer une tension superficielle sur la pâte, ce qui permettra au pain de bien se développer uniformément lors de la cuisson. Travaillez avec douceur pour ne pas briser la structure alvéolée que vous venez de créer.

Donnez-lui une forme oblongue ou ronde, selon le moule que vous avez choisi, en veillant à bien sceller la soudure en dessous pour éviter que la miche ne s’ouvre de manière irrégulière au four.

Étape 6 : Seconde levée

Placez la forme ainsi obtenue dans votre moule préalablement beurré et laissez lever à nouveau sous un linge propre pendant 30 à 45 minutes. La pâte doit reprendre du volume et devenir très légère au toucher.

Ce temps de repos permet à la pâte de se détendre après le façonnage, évitant ainsi un déchirement de la croûte pendant la cuisson. Le pain doit paraître gonflé et plein de vie, presque prêt à être enfourné.

C’est le moment idéal pour préchauffer votre four à 180 degrés, en y plaçant un petit ramequin d’eau chaude en bas de l’enceinte pour créer une atmosphère humide, indispensable pour une croûte souple et dorée.

Étape 7 : Cuisson à la perfection

Badigeonnez le sommet de votre pain avec un peu de lait ou de jaune d’œuf pour lui donner une belle brillance, et enfournez pour 30 minutes environ. La cuisson est terminée lorsque le pain est uniformément doré et qu’il sonne creux quand on frappe sa base.

Surveillez la coloration régulièrement : si le sommet dore trop vite, n’hésitez pas à couvrir le pain d’une feuille de papier aluminium pour les dernières minutes de cuisson. L’odeur qui se dégage est irrésistible, mêlant les notes de céréales toastées et de beurre chaud.

Sortez le pain du four et démoulez-le immédiatement sur une grille pour éviter que la condensation ne ramollisse la croûte, ce qui est une erreur courante qui ruine les efforts de la cuisson.

Étape 8 : Refroidissement et patience

Il est impératif de laisser refroidir le pain sur une grille pendant au moins une heure avant de le trancher. Couper un pain chaud est une tentation forte, mais c’est pourtant ce qui altère le plus sa texture intérieure.

Durant ce refroidissement, la mie continue de cuire légèrement par inertie et l’humidité s’équilibre, garantissant une mie stable qui ne s’effritera pas sous la lame du couteau. La patience ici est le dernier ingrédient de votre succès.

Une fois refroidi, tranchez généreusement et savourez le fruit de votre travail : une mie fondante, un goût authentique et le plaisir immense d’avoir réalisé vous-même un produit d’une qualité gastronomique exemplaire.

Dépannage : Que faire si quelque chose tourne mal ?

Si votre pain est trop compact, cela signifie généralement que le temps de pétrissage était insuffisant ou que la température de pousse était trop froide. Pour les prochaines réalisations, assurez-vous que la pâte est bien élastique avant de commencer la levée et placez-la près d’une source de chaleur douce, comme un four éteint avec la lumière allumée.

Si le pain semble fade ou manque de caractère, c’est souvent dû à un sous-dosage en sel ou à une fermentation trop courte. Le sel est l’exhausteur principal des saveurs du blé ; si vous avez peur du sodium, augmentez le temps de repos de la pâte pour permettre aux arômes naturels de se développer pleinement grâce au travail enzymatique prolongé.

En cas de croûte trop dure ou cassante, le problème vient probablement d’un manque d’humidité durant la cuisson. L’utilisation du ramequin d’eau chaude au fond du four est une méthode infaillible pour créer cette buée qui assouplit la croûte. Vous pouvez également badigeonner la croûte d’une noisette de beurre fondu juste après la sortie du four pour la garder souple.

Si la mie est trop humide ou colle au couteau lors de la découpe, c’est que le temps de refroidissement n’a pas été respecté. L’humidité résiduelle doit s’évaporer progressivement après la cuisson pour permettre à l’amidon de se structurer. Ne soyez jamais pressé au moment de trancher, car c’est la phase finale qui garantit la réussite visuelle et gustative de votre miche.

Foire Aux Questions (FAQ) sur pain blanc Amish

Peut-on utiliser une machine à pain pour cette recette ?

Absolument, la machine à pain est idéale pour réaliser le pétrissage et la première levée. Il vous suffit de placer les ingrédients liquides d’abord, puis les solides, en évitant le contact du sel avec la levure. Utilisez le programme “Pain Blanc” ou “Pâte” pour obtenir un résultat très satisfaisant sans effort manuel.

Combien de temps faut-il pour qu’il double de volume ?

Le temps de levée dépend fortement de la température ambiante de votre cuisine. En été, 45 minutes peuvent suffire, alors qu’en hiver, il faudra peut-être compter jusqu’à deux heures. L’indicateur visuel reste votre meilleur allié : la pâte doit être visuellement deux fois plus grosse qu’au départ.

Pourquoi faut-il mettre du sucre dans la pâte ?

Le sucre dans cette recette sert à deux choses : il nourrit les levures pour garantir une pousse active et vigoureuse, et il apporte cette petite note sucrée caractéristique du pain Amish. Il joue aussi un rôle dans la coloration de la croûte grâce à la caramélisation lors de la cuisson au four.

Quelle farine est la plus recommandée ?

Une farine de blé type T55 est le standard, mais pour un résultat plus typé et riche en nutriments, n’hésitez pas à utiliser une farine de force type T65 biologique. Elle contient davantage de protéines, ce qui aide à former un réseau de gluten plus robuste et donne une mie plus alvéolée et structurée.

Puis-je congeler la pâte crue ?

Oui, il est tout à fait possible de congeler la pâte après la première pousse et le façonnage. Placez-la au congélateur avant la seconde levée. Le jour où vous souhaitez cuire le pain, sortez-le la veille au soir et laissez-le décongeler et lever à température ambiante pendant quelques heures avant d’enfourner.

Comment savoir si le pain est bien cuit ?

Au-delà de la dorure parfaite, la technique du frappement est la plus fiable : retournez le pain et tapotez le dessous avec vos phalanges. S’il sonne creux, votre pain est parfaitement cuit. S’il produit un bruit mat, remettez-le au four quelques minutes supplémentaires pour éliminer l’excès d’humidité.

Pain blanc traditionnel Amish

Pain blanc traditionnel Amish
4.8 from 742 reviews

Le pain blanc Amish est un classique de la cuisine traditionnelle, apprécié pour sa mie incroyablement douce, sa texture aérienne et sa saveur légèrement sucrée. Une recette simple qui apporte chaleur et réconfort à chaque repas.

  • Author: SANSA
  • Prep Time: 20 minutes
  • Cook Time: 35 minutes
  • Total Time: 1 heure 55 minutes
  • Yield: 8 Portions 1x
Pain blanc traditionnel Amish
Ingredients
Scale
  • 500g de farine de blé
  • 300ml de lait tiède
  • 50g de sucre
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 1 cuillère à café de sel
  • 50g de beurre fondu
Instructions
  1. 1Mélangez le lait tiède avec le sucre et la levure, laissez reposer 10 minutes.
  2. 2Ajoutez la farine, le sel et le beurre fondu dans un grand saladier.
  3. 3Pétrissez la pâte jusqu'à ce qu'elle soit lisse et élastique.
  4. 4Laissez lever dans un endroit chaud pendant environ 1 heure.
  5. 5Formez un pâton et placez-le dans un moule beurré pour une seconde levée.
  6. 6Enfournez à 180°C pendant 30 à 35 minutes jusqu'à ce qu'il soit doré.
Notes
Pour conserver la fraîcheur, emballez le pain dans un sac hermétique après refroidissement complet. Il se congèle parfaitement en tranches pour une utilisation pratique.
Nutrition
Category: Dîner Method: Cuisson au four Cuisine: Française Diet: Végétarien
Serving Size: 1 Portion Calories: 210 kcal Sugar: 6g Sodium: 280mg Fat: 4g Saturated Fat: 2g Carbohydrates: 38g Fiber: 2g Protein: 6g Cholesterol: 10mg

Keywords: pain, amish, boulangerie, maison, traditionnel

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