Far Breton aux Pruneaux
Le far breton aux pruneaux incarne, par excellence, cette cuisine de maison qui réchauffe les cœurs et apaise les esprits après une longue journée. Combien de fois vous êtes-vous retrouvé face à l’éternelle question de savoir quoi préparer pour le dessert, avec le désir ardent de servir quelque chose de fait maison mais sans y consacrer des heures entières ? La réponse réside souvent dans les traditions les plus simples, celles qui ne demandent ni matériel sophistiqué, ni compétences techniques poussées, mais seulement des produits honnêtes et un savoir-faire transmis de génération en génération.
Dans ce guide complet, nous allons explorer ensemble les subtilités de cette spécialité bretonne intemporelle, en vous offrant les clés pour réussir une texture à la fois dense et onctueuse, caractéristique des meilleures tables familiales. Que vous cherchiez à impressionner vos invités lors d’un repas dominical ou simplement à régaler vos proches avec une douceur réconfortante, cette recette s’inscrit parfaitement dans votre quotidien en garantissant un succès éclatant dès la sortie du four. Vous découvrirez que, par-delà sa simplicité apparente, le far breton est une véritable leçon de chimie culinaire où la patience et le choix des produits font toute la différence.
Préparez-vous à transformer votre cuisine en un véritable atelier de pâtissier breton, où les effluves de vanille et de fruits confits viennent chatouiller les narines avant même que la première bouchée ne soit entamée. Nous allons décortiquer chaque étape, du choix des œufs à la température idéale du four, pour que ce dessert devienne une valeur sûre de votre répertoire culinaire. Laissez derrière vous le stress des préparations complexes et laissez-vous guider par la magie de cette recette authentique, idéale pour partager des instants précieux autour d’une table généreuse.

L’Histoire et la Tradition de recette far breton
Le far breton, dont le nom provient du latin far signifiant blé, trouve ses origines dans la Bretagne du XVIIIe siècle, une époque où le blé noir était la base de l’alimentation quotidienne. À l’origine, cette préparation était bien plus rustique, souvent enrichie de morceaux de lard ou de fruits séchés selon les saisons et les moyens de la maisonnée. Ce n’est qu’avec la démocratisation du sucre et du lait que la version que nous connaissons aujourd’hui, avec ses pruneaux charnus et sa pâte parfumée, s’est imposée comme le dessert incontournable des fêtes de village et des grandes réunions familiales.
Le choix des pruneaux, bien qu’ils ne soient pas originaires de Bretagne, est devenu indissociable de cette recette car ils symbolisaient autrefois le luxe et l’exotisme au sein des fermes bretonnes isolées. Le mariage entre l’onctuosité de la pâte, qui s’apparente à une migaine épaisse, et la sucrosité profonde du fruit séché a immédiatement séduit les palais, devenant un pilier de la pâtisserie régionale. Ce dessert était traditionnellement cuit dans des fours à pain en pierre, ce qui lui conférait une croûte légèrement caramélisée et une mie d’une densité unique.
Aujourd’hui, le far breton occupe une place de choix dans la gastronomie française, étant célébré autant par les chefs étoilés que par les mères de famille soucieuses de transmettre leur héritage culinaire. Il représente cet équilibre parfait entre le terroir brut et la gourmandise raffinée, prouvant que les meilleurs plats sont souvent ceux qui respectent la simplicité de leurs racines. En préparant ce dessert, vous ne faites pas simplement une pâtisserie, vous perpétuez un rite de convivialité profondément ancré dans l’identité maritime et paysanne de la Bretagne.
La pérennité de cette recette s’explique par sa capacité à évoluer tout en conservant son âme, se prêtant à diverses interprétations sans jamais perdre son caractère rustique. Que ce soit servi tiède pour libérer les arômes de vanille ou froid pour magnifier sa texture flanante, le far breton demeure une icône de la culture culinaire hexagonale. Il est le témoin d’un temps où le partage était la règle et où la qualité des produits du terroir suffisait à faire d’un simple goûter un moment de célébration mémorable.
Pourquoi vous allez adorer ce recette far breton
- Une texture irrésistible : L’alliance parfaite entre la consistance ferme d’un flan et le moelleux aérien, offrant un contraste sensoriel unique à chaque bouchée.
- Accessibilité totale : Il s’agit d’une préparation rapide, ne nécessitant aucun robot complexe, simplement un saladier et un fouet pour un résultat digne d’un pâtissier.
- Économique et gourmand : En utilisant des produits du terroir accessibles, vous créez un dessert de qualité gastronomique sans pour autant impacter votre budget hebdomadaire.
- Polyvalence de consommation : Ce dessert est idéal pour un dîner familial décontracté, un petit-déjeuner tardif ou comme en-cas sain pour les enfants après l’école.
- Conservation optimisée : Contrairement à de nombreux gâteaux qui sèchent, le far se bonifie souvent avec le repos, permettant de le préparer en avance sans aucune perte de qualité.
- Une alternative saine : En contrôlant vous-même la provenance du lait et des œufs, vous proposez une alternative saine aux produits industriels ultra-transformés.
- Adaptabilité saisonnière : Bien que les pruneaux soient la tradition, vous pouvez facilement varier les fruits secs pour adapter votre dessert selon vos préférences personnelles.
Le Secret d’une Texture et de Saveurs Parfaites
Le secret d’une texture réussie réside dans le repos de la pâte, une étape souvent négligée par les plus impatients mais cruciale pour la liaison des ingrédients. En laissant reposer l’appareil au moins une heure au frais, les amidons de la farine s’hydratent pleinement avec le lait, évitant ainsi cette sensation granuleuse que l’on peut trouver dans les versions ratées. Ce temps de repos favorise une structure homogène où les bulles d’air se stabilisent, permettant au far de gonfler légèrement à la cuisson sans pour autant s’effondrer comme un soufflé.
La science de la cuisson joue également un rôle prédominant, notamment grâce à l’utilisation d’un moule à forte inertie thermique, comme la céramique ou le grès. Ces matériaux diffusent la chaleur de manière lente et constante, garantissant que le cœur du far atteigne la température idéale de coagulation des protéines de l’œuf sans que les bords ne brûlent ou ne deviennent caoutchouteux. Il est impératif de respecter la température du four pour obtenir ce juste équilibre entre la croûte caramélisée et le cœur délicat et tremblotant.
L’infusion des saveurs est le troisième pilier de la réussite, particulièrement en ce qui concerne la vanille et l’apport des pruneaux. Lorsque vous faites tremper vos fruits, ceux-ci absorbent une partie du liquide, ce qui les empêche de se dessécher au contact de la chaleur sèche du four ; au contraire, ils deviennent des poches de concentré de saveurs qui infusent la pâte alentour. Ce processus d’osmose naturelle est ce qui transforme un simple gâteau aux œufs en un dessert riche, complexe et intensément parfumé, digne des meilleures tables.
Enfin, ne négligez jamais l’importance d’une pincée de sel, élément indispensable pour magnifier la douceur des œufs et du sucre. C’est le contraste salé-sucré qui éveille les papilles et empêche le dessert de paraître trop plat ou monotone en bouche. Cette petite touche, souvent oubliée des néophytes, est le marqueur distinctif qui différencie une préparation domestique basique d’un résultat possédant une véritable signature culinaire, équilibrée et profonde.
Les Meilleurs Ingrédients pour un Résultat Gastronomique
Pour obtenir une qualité gastronomique digne d’un chef breton, il est impératif de se tourner vers des ingrédients bio dont la traçabilité est exemplaire. Le choix du lait est primordial, privilégiez un lait entier fermier, riche en matières grasses, qui apportera toute la rondeur nécessaire à la texture du far. Un lait écrémé rendrait le dessert trop fluide et dépourvu de cette onctuosité caractéristique que l’on recherche en bouche.
Les œufs doivent être issus de poules élevées en plein air, avec des jaunes d’un jaune orangé profond, signe d’une alimentation saine et diversifiée. Cette richesse en nutriments des œufs impacte directement la tenue de la pâte et sa couleur finale, lui donnant cet aspect doré appétissant. De même, la farine doit être de bonne qualité, idéalement une farine de blé type 55, pour assurer une texture à la fois fine et structurée qui tiendra parfaitement à la coupe.
En ce qui concerne les pruneaux, ne vous contentez pas de produits bas de gamme qui manquent de chair. Recherchez des produits du terroir, comme les pruneaux d’Agen labellisés, qui offrent une mâche fondante et un goût fruité puissant sans acidité excessive. Un fruit de qualité se reconnaît à sa peau lisse et souple, signe qu’il a été séché dans les règles de l’art sans être dénaturé par des conservateurs inutiles.
Le sucre, enfin, peut être choisi parmi des variétés plus naturelles comme le sucre de canne complet ou le sucre vanillé préparé maison avec des gousses entières. Ces choix d’origine durable assurent non seulement une meilleure santé pour votre famille mais garantissent également une profondeur aromatique supérieure. Chaque ingrédient doit être sélectionné avec le soin d’un artisan pour que votre dîner familial devienne une véritable expérience de dégustation.
Alternatives d’Ingrédients et Adaptations Diététiques
Si vous recherchez une alternative saine pour réduire l’apport calorique, vous pouvez substituer une partie du sucre par du sirop d’agave ou du miel d’acacia, tout en réduisant légèrement la quantité totale pour un profil plus faible en calories. Cette modification ne change pas drastiquement la texture, mais apporte une note florale très agréable qui se marie parfaitement avec la vanille et les pruneaux. Assurez-vous simplement de bien fouetter le mélange, car les produits sucrants liquides demandent un peu plus d’énergie lors de l’incorporation.
Pour les personnes suivant un régime sans gluten, il suffit de remplacer la farine de blé par un mélange de farines sans gluten prêt à l’emploi ou par un mix de farine de riz et de fécule de maïs. Le résultat sera tout aussi satisfaisant, bien qu’il faille veiller à ce que la pâte soit bien homogène avant la cuisson, car ces farines ont tendance à absorber le lait différemment. C’est une excellente méthode pour permettre à chacun de profiter de ce dessert traditionnel sans contrainte digestive.
En version végétalienne, le défi réside dans le remplacement des œufs, qui assurent la structure et la liaison du flan. L’utilisation de fécule de maïs (maïzena) combinée à un lait végétal riche comme le lait d’amande ou de soja vanillé permet d’obtenir une consistance ferme mais crémeuse. Bien que la texture soit légèrement différente de la recette originale, c’est une adaptation très convaincante qui ravira les convives exigeants et curieux de nouvelles expériences culinaires.
Si vous souhaitez une option faible en glucides, vous pouvez envisager l’utilisation d’érythritol pour remplacer le sucre et augmenter la proportion de crème légère par rapport au lait. Cela permet de réduire l’index glycémique tout en conservant une onctuosité très appréciable au palais. N’oubliez pas que chaque substitution modifie légèrement le comportement de la pâte au four, donc surveillez bien la coloration de la croûte pendant les dernières minutes de cuisson.
Enfin, si vous êtes en panne d’un ingrédient spécifique comme la vanille, n’hésitez pas à utiliser des zestes de citron ou d’orange bio. Cela apportera une fraîcheur bienvenue qui modernise la recette tout en respectant l’esprit du dessert. La cuisine est avant tout une question d’adaptation, et les meilleurs chefs sont ceux qui savent transformer une contrainte en une nouvelle opportunité gustative.
Accompagnements Parfaits & Accords Mets-Vins
- Crème anglaise légère : Une sauce onctueuse parfumée au café ou à la cannelle peut rehausser la gourmandise du far, apportant un contraste chaud-froid délicieux.
- Salade de fruits frais : Servez une petite portion de salade d’agrumes marinés à la menthe pour apporter une acidité rafraîchissante qui équilibrera la sucrosité du far.
- Chantilly maison : Une pointe de crème chantilly non sucrée, juste montée avec quelques éclats de noisettes torréfiées, ajoute une texture croquante bienvenue.
- Cidre brut artisanal : Pour rester dans la tradition bretonne, un cidre bouché brut, bien frais et légèrement acidulé, est l’accord parfait pour trancher avec le gras du dessert.
- Vin blanc moelleux : Un verre de Coteaux-du-Layon ou un Monbazillac accompagnera merveilleusement les pruneaux, créant une harmonie parfaite de fruits confits et de miel.
- Thé noir épicé : Un thé type Earl Grey ou un thé aux épices douces permet de nettoyer le palais entre deux bouchées, soulignant les arômes de vanille.
Conservation, Congélation et Réchauffage Idéal
- Au réfrigérateur : Le far breton se conserve idéalement dans une boîte hermétique en verre, ce qui empêche l’absorption des odeurs du réfrigérateur. Il reste parfait pendant 3 jours.
- Préparation pour la congélation : Découpez le far en parts individuelles et emballez chaque morceau dans du papier sulfurisé, puis placez-les dans un sac de congélation hermétique.
- Décongélation douce : Sortez la part désirée la veille au soir et laissez-la décongeler lentement au réfrigérateur pour éviter que la condensation ne détrempe la croûte.
- Réchauffage optimal : Pour retrouver la texture fraîchement sortie du four, placez votre part au four à 150°C pendant 8 à 10 minutes. Évitez absolument le micro-ondes, qui rendrait la pâte élastique.
Valeurs Nutritionnelles et Temps de Préparation
Pour une portion standard (environ 1/8ème du moule) :
- Calories : 260 kcal
- Protéines : 6 g
- Lipides : 8 g
- Glucides : 42 g
| Temps de préparation | 15 minutes |
| Temps de cuisson | 50 minutes |
| Temps total | 1 heure 05 minutes |
| Niveau de difficulté | Facile |
| Portions | 8 personnes |
Ingrédients

Pour les ingrédients principaux
- 125 g de farine de blé de qualité supérieure, tamisée pour éviter les grumeaux.
- 100 g de sucre en poudre, idéalement de canne pour sa rondeur aromatique.
- 4 œufs entiers, frais et idéalement issus de l’agriculture biologique.
- 200 g de pruneaux d’Agen dénoyautés, pour une texture fondante et une saveur riche.
- 500 ml de lait entier, de préférence cru ou fermier, pour une onctuosité inégalée.
- 1 sachet de sucre vanillé ou une demi-gousse de vanille grattée.
- 1 pincée de sel marin fin, pour exhausser toutes les saveurs du dessert.
- Beurre demi-sel pour le moule, car une touche de sel breton est indispensable.
Pour la finition et l’infusion
- Une petite quantité de rhum brun (facultatif), pour faire mariner les pruneaux si vous souhaitez une touche festive.
- Un peu de sucre glace pour la décoration avant de servir, afin d’ajouter une note visuelle raffinée.
Guide Étape par Étape vers la Perfection
Étape 1 : Réhydratation des pruneaux
Commencez par placer les pruneaux dans un bol et recouvrez-les d’eau tiède ou, pour une version plus sophistiquée, d’un mélange d’eau et de rhum brun. Laissez-les s’imprégner de ce liquide pendant une vingtaine de minutes, le temps que leur chair devienne souple et que leur parfum se libère.
Vous remarquerez que l’eau se colore légèrement, signe que les pruneaux relâchent leurs sucs naturels. Cette étape est cruciale car elle garantit que vos fruits ne se dessécheront pas au contact de la chaleur intense du four, conservant ainsi toute leur tendreté.
Une fois le temps écoulé, égouttez-les soigneusement dans une passoire. Tamponnez-les avec un essuie-tout pour éviter qu’ils ne ramènent trop d’humidité dans la pâte, ce qui pourrait altérer la cuisson du far.
Étape 2 : Préparation de la base sèche
Dans un grand saladier en cul-de-poule, versez la farine préalablement tamisée, le sucre et la pincée de sel. L’utilisation d’un tamis permet d’aérer la farine, ce qui rendra la pâte beaucoup plus fluide et exempte de grumeaux dès le premier mélange.
Mélangez ces ingrédients secs à l’aide d’un fouet manuel en effectuant des mouvements circulaires amples. L’objectif est d’obtenir une poudre parfaitement homogène, sans aucune zone plus dense qu’une autre.
Si vous utilisez de la vanille en gousse, grattez les graines et incorporez-les maintenant. Le parfum va commencer à se diffuser, promettant une saveur intense qui imprégnera tout votre dessert pendant la cuisson.
Étape 3 : Incorporation des œufs
Creusez un puits au centre de vos ingrédients secs et cassez-y les quatre œufs un par un. Commencez à mélanger doucement depuis le centre, en incorporant progressivement la farine des bords vers l’intérieur.
Le mélange va rapidement devenir assez compact et épais, presque comme une pâte à choux avant ajout du liquide. Continuez à fouetter énergiquement pour lisser cette préparation et supprimer toute trace de farine sèche.
Cette étape de travail de la pâte est fondamentale : plus vous travaillez les œufs avec la farine, plus vous développez la structure de votre future pâte. C’est ici que se crée la base de la future texture onctueuse.
Étape 4 : Détente avec le lait entier
Versez le lait entier en trois fois, en fouettant vigoureusement après chaque ajout pour détendre la préparation. Le premier ajout de lait doit se faire très progressivement pour conserver la liaison obtenue à l’étape précédente.
Vous verrez la pâte passer d’une consistance de crème épaisse à une texture fluide, semblable à celle d’une pâte à crêpes traditionnelle mais légèrement plus riche. Si vous voyez quelques petits grumeaux, n’hésitez pas à insister avec le fouet.
Une fois le lait entièrement incorporé, la préparation doit être parfaitement lisse et sans aucune résistance. C’est à ce moment que vous pouvez ajuster le parfum si nécessaire, en ajoutant un trait d’eau de vie de prune si vous souhaitez intensifier le caractère régional.
Étape 5 : Repos de la pâte
C’est l’étape où le far breton passe de bon à exceptionnel. Couvrez votre saladier d’un linge propre ou d’un film alimentaire et laissez reposer la pâte au réfrigérateur pendant au moins une heure.
Pendant ce temps, les protéines des œufs et l’amidon de la farine vont se lier intimement. Ce repos permet également aux bulles d’air formées par le fouet de s’échapper, ce qui garantit une cuisson bien plane et régulière dans le moule.
En sortant votre pâte du frais après ce repos, vous remarquerez qu’elle a légèrement épaissi. C’est normal et c’est un excellent signe de réussite, car la pâte sera désormais assez dense pour maintenir les pruneaux en suspension.
Étape 6 : Préparation du moule et mise en place
Préchauffez votre four à 180°C. Choisissez un moule en céramique, idéal pour une diffusion douce et uniforme de la chaleur. Beurrez généreusement les parois et le fond avec du beurre demi-sel, ce qui donnera une croûte savoureuse.
Disposez les pruneaux égouttés au fond du moule. Veillez à les répartir de manière homogène pour que chaque part contienne la même quantité de fruits. Ne les entassez pas, ils doivent rester à plat pour être bien entourés par la pâte.
Versez délicatement la pâte sur les pruneaux à l’aide d’une louche. En versant lentement, vous évitez de déplacer les fruits et vous vous assurez qu’ils restent bien répartis à la base du moule, comme ils le seront lors de la dégustation.
Étape 7 : Cuisson au four
Enfournez votre moule et laissez cuire pendant 45 à 50 minutes. Le far doit gonfler légèrement, les bords doivent dorer tandis que le centre reste encore un peu tremblotant, comme un flan bien pris.
Observez la coloration : elle doit être ambrée, presque brune sur les bords, là où le sucre et le beurre ont caramélisé. C’est cette réaction de Maillard qui apporte toute la profondeur gustative à votre dessert.
N’ouvrez pas la porte du four avant la fin des 40 premières minutes. Un choc thermique précoce pourrait faire retomber votre dessert brutalement et compromettre sa texture finale si recherchée.
Étape 8 : Refroidissement et service
Sortez le far du four et laissez-le refroidir à température ambiante pendant au moins une heure. C’est pendant cette phase que la texture se stabilise ; il va s’abaisser légèrement, c’est tout à fait normal et attendu.
Le far breton n’est jamais aussi bon que lorsqu’il a atteint une température tiède ou ambiante. La texture se raffermit tout en restant incroyablement fondante, permettant une coupe nette et esthétique.
Pour le service, saupoudrez éventuellement un voile de sucre glace juste avant d’apporter le plat à table. Servez des parts généreuses, idéalement avec une petite cuillère pour apprécier la délicatesse de la pâte.
Dépannage : Que faire si quelque chose tourne mal ?
Si votre far semble trop liquide après la cuisson, c’est probablement que le temps de cuisson n’a pas été respecté ou que le four n’était pas assez chaud. Dans ce cas, prolongez la cuisson de 5 à 10 minutes à chaleur tournante, tout en surveillant attentivement la coloration du dessus pour éviter qu’il ne brûle. N’oubliez pas qu’une fois refroidi, le far se raffermit considérablement, donc un aspect légèrement tremblotant à la sortie du four est tout à fait normal.
Si la pâte est trop sèche, il est possible que la proportion de lait était un peu juste ou que la cuisson a été trop longue, évaporant trop d’humidité. Pour la prochaine fois, veillez à utiliser un lait entier bien riche et à ne pas dépasser le temps de cuisson indiqué. Vous pouvez également ajouter un peu de crème fraîche épaisse dans l’appareil pour augmenter le taux de matières grasses, ce qui garantira une texture beaucoup plus fondante.
Si vous constatez que le goût est trop fade, c’est souvent dû à une vanille de mauvaise qualité ou à l’oubli de la pincée de sel, qui est cruciale. Pour rattraper le coup, servez le far avec une petite sauce caramel au beurre salé maison qui apportera instantanément la profondeur et l’intensité qui manquaient à la préparation initiale.
Enfin, si les pruneaux remontent à la surface au lieu de rester au fond, c’est que votre pâte était trop fluide au moment de l’enfournement. Assurez-vous bien de laisser reposer la pâte au frais comme indiqué dans l’étape 5, car ce temps de repos permet aux amidons d’épaissir suffisamment l’appareil pour maintenir les fruits en place. La maîtrise de la température et du temps de repos reste la clé ultime de la réussite technique.
Foire Aux Questions (FAQ) sur recette far breton
Peut-on préparer le far breton la veille ?
Absolument, le far breton est un dessert qui gagne en saveur après une nuit de repos au réfrigérateur. La pâte continue d’absorber les arômes de la vanille et des pruneaux, et la texture devient encore plus fondante et homogène. Il vous suffit de le sortir du réfrigérateur une heure avant de le servir pour qu’il retrouve une température ambiante parfaite.
Quel est le meilleur type de moule pour cette recette ?
Nous recommandons vivement un moule en céramique ou en grès, car ces matériaux conservent mieux la chaleur et permettent une cuisson douce et uniforme. Contrairement aux moules en métal, ils évitent une montée en température trop rapide qui pourrait brûler les bords du far avant que le centre ne soit correctement pris. La taille idéale est un moule rond d’environ 22-24 cm de diamètre.
Pourquoi mon far breton est-il retombé ?
Il est tout à fait normal que le far breton retombe légèrement en refroidissant, car il s’agit d’une préparation dense sans levure chimique ni blancs en neige montés. Si le far retombe brutalement dès l’ouverture du four, c’est peut-être un choc thermique lié à une ouverture précoce de la porte. Laissez-le toujours refroidir progressivement dans le four éteint pendant 10 minutes avant de le sortir.
Comment savoir si le far est bien cuit au centre ?
Le test de la lame de couteau est imparable : insérez-la au centre du far, elle doit ressortir propre et sèche. Si elle présente des traces de pâte liquide, prolongez la cuisson de quelques minutes. De plus, la surface doit être bien dorée et la structure doit offrir une légère résistance lorsque vous appuyez délicatement sur le milieu avec le dos d’une cuillère.
Puis-je utiliser d’autres fruits que les pruneaux ?
Bien que le pruneau soit la signature traditionnelle, cette recette est très versatile. Vous pouvez remplacer les pruneaux par des abricots secs, des morceaux de pommes caramélisées à la poêle, ou même des poires fraîches coupées en quartiers. Gardez simplement à l’esprit que les fruits très juteux comme les pommes nécessitent une légère pré-cuisson pour éviter de détremper la pâte.
Far Breton aux Pruneaux Traditionnel
Le Far Breton aux Pruneaux est un véritable trésor de la Bretagne. Ce dessert simple et réconfortant, à mi-chemin entre le flan et le clafoutis, est une invitation à voyager sans quitter sa cuisine.
- 125 g de farine
- 100 g de sucre
- 4 œufs
- 200 g de pruneaux dénoyautés
- 500 ml de lait entier
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- Beurre pour le moule
- 1Faites réhydrater les pruneaux dans de l'eau chaude ou de l'alcool pendant 15 minutes, puis égouttez-les.
- 2Dans un grand saladier, mélangez la farine, le sucre, le sucre vanillé et le sel.
- 3Ajoutez les œufs un par un en fouettant vigoureusement.
- 4Versez progressivement le lait entier en mélangeant pour obtenir une pâte lisse.
- 5Beurrez votre moule et disposez les pruneaux au fond.
- 6Versez la pâte par-dessus et enfournez à 180°C pendant 45 à 50 minutes.
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